Partager l'article ! 2011, le coup du lapin: Le vent glacé rentrait sans mal sous ce léger bonnet, qui n’était en définitive d’aucune utilit ...
Le vent glacé rentrait sans mal sous ce léger bonnet, qui n’était en définitive d’aucune utilité, si ce n’est esthétique. Bourdonnant près de mes tympans, son souffle s’engouffrait ensuite à travers mes cheveux épars.
Impossible de poursuivre ma route, j’entrai dans le premier magasin venu, dont les vitrines éclairées s’affichaient comme une promesse de chaleur et de douceur.
Une librairie ! Ses étagères à perte de vue me réchauffèrent aussitôt le cœur. Instinctivement, je marchais résolu vers le rayon Philosophie, lorsque je réalisai qu’une telle lecture ne siérait sans doute pas aux quelques trente-cinq degrés de mon corps transit. Mencius dans le texte... une bien mauvaise médecine contre le froid !
Le rayon des bandes-dessinées constituait le sas de décompression thermique dont j’avais besoin. J’en ouvris une au hasard, je ris. Je la refermai, puis l’ouvris à une autre page : nouvel éclat de rire.
Je réitérai l’expérience, d’abord doucement, puis je tournai dans un rythme frénétique les pages, et mon rire s’amplifiait au même tempo. Impossible de m’arrêter, j’étais pris de convulsions, un rire fou. Je ne regrettai pas de ne pas avoir ouvert Mencius, lecture dont l’impact thermique eût été moindre sur mon cerveau surgelé.
Bientôt, je tombai à la renverse, et expirai… dans un dernier sourire.
The book of bunny suicides, d’Andy Riley, aura fait une victime de plus…
Bonne année du lapin à tous !
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Vous pourrez trouver le pdf ici.
Mais si vous aimez, achetez !
(une vingtaine de yuans…)