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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:25

Chine Information, Vent de la Chine -


La réputation de l'enseignement supérieur chinois est fréquemment entachée par des histoires de corruption, de plagiat, ou encore des scandales de faux diplômes. Cible de vives critiques, le ministre de l'éducation Zhou Ji vient d'y laisser sa place.


 

Depuis l'an 2000, l'enseignement supérieur chinois a sextuplé ses places d'études ( augmentant sa capacité d'accueil à 6 millions d'étudiants) et presque doublé ses universités (à 1900) : effort remarquable, sous l'angle du volume. La qualité par contre, a pu stagner, et de vives critiques circulent dans la nation : elles viennent de coûter sa place au ministre Zhou Ji.

 

Son successeur Yuan Guiren tente de répondre à un de ses reproches, sur la triche aux diplômes, aux mémoires trop souvent «pompés». Un récent scandale éclabousse un Vice Président de l'université du Liaoning, accusé de plagiat en un article de philosophie co-édité avec un étudiant. Celui ci avait pris sur lui le blâme, et le n°2 s'était excusé, sans démissionner. Pour éradiquer ce chancre, le ministère nomme une commission, présidée par son vice ministre Chen Xi.

 

Cependant pour Xiong Bingqi, n°2 du centre de recherche pékinois «21. siècle» ces mesures ne suffiront pas. Selon lui, il manque en Chine «une authentique communauté académique», c'est-à-dire le droit reconnu aux universités de s'administrer, de nommer leurs propre cadres, de faire leur discipline de manière autonome. Autrement dit, le régime perçoit parfaitement son problème, mais n'a pas encore les moyens d'y porter la réponse appropriée.

 

Eric Meyer, Vent de la Chine

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