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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 06:12

Radio 86 -

De nombreux étrangers qui arrivent en Chine occupent directement des postes d'encadrement dans des entreprises étrangères. Ce ne fût pas mon cas. Je suis arrivée en Chine en 2006. Jeune journaliste enthousiaste, j'étais impatiente de découvrir ce que ce pays “dont tout le monde parle” avait à m'offrir.

 

 

 

En fait je n'ai pas eu l'embarras du choix, tout du moins, peu d'options pour des postes bien payés. Après des mois de prises de contacts, de recherches et d'entretiens, j'ai opté pour ce qui se présentait de mieux: Un poste de rédactrice confirmée dans la publication hebdomadaire de langue anglaise nommée SH magazine.


Avec un salaire mensuel de 8.000 yuans (environ 777 euros), la crainte de nombreuses heures supplémentaires et une promesse tacite de rester sur le territoire chinois pour mes reportages (et ne pas perdre ainsi la précieuse licence du magazine), j'ai commencé à travailler dans l'univers bourdonnant des médias de la ville de Shanghai.


SH Magazine était détenu par une entreprise de Hong Kong, Asia-City Ltd, et l'équipe éditoriale était constituée, outre de moi, rédactrice en langue anglaise, de deux journalistes américains et d'une quarantaine de collaborateurs chinois: Rédacteurs, traducteurs, photographes, designers, administrateurs, vendeurs et techniciens. L'équipe d'encadrement, à l'exception d'un seul américain, était totalement chinoise et nous travaillions en conséquence, ce qui signifie de nombreuses heures supplémentaires non payées (travailler un vendredi soir à minuit n'avait rien d'extraordinaire) et des frais de déplacements difficilement remboursés.


Ces “arnaques” ne constituaient cependant pas le plus gros problème. La communication l'était. Durant deux semaines particulièrement douces du mois de mai, nous étions en train de travailler sur des sujets d'été comme la liste des meilleures piscines de la ville, les parcs et les opportunités de dîner “à la fraîche”. Le jour même de l'apparition de notre magazine spécial été dans les kiosques, il a commencé à pleuvoir.


Il a plu sans discontinuer pendant une semaine et notre éditeur britannique s'arrachait les cheveux devant ce timing pitoyable pour la sortie de notre numéro. Un jour, alors qu'il était assis derrière son bureau et se plaignait bruyamment, une des journalistes chinoises lui dit soudain:

Oh, ne vous inquiétez pas. Ce sont les premières pluies de printemps.

Les pluies quoi?!” interroge l'éditeur, les yeux ronds comme des billes. “Voulez-vous dire qu'il pleut comme cela à cette saison, tous les ans?

Absolument” répond notre collègue en souriant. Nous étions tous sidérés. Deux semaines auparavant, elle avait joyeusement préparé avec nous ce numéro spécial été sans nous divulguer cette information.


Une autre fois, je me trouvais dans une banlieue de Shanghai en compagnie de vingt rugbymen australiens plutôt costauds, à propos desquels nous allions faire un reportage dans un numéro à paraître. Nous avions déjà terminé la partie interviews et nous attendions impatiemment mon photographe qui n'était pas encore arrivé. Après cinq tentatives couronnées d'échec, je parviens finalement à le joindre sur son téléphone et la seule chose qu'il a trouvé à me dire était qu'il était dans le train pour Guangzhou et qu'il avait complètement oublié notre rendez-vous. Au travers de cette expérience, j'ai appris que fixer un rendez-vous de longue date et attendre que les gens s'y rendent ne constituait pas la manière de fonctionner dans ce pays. Pour être vraiment sur qu'une présence sera honorée lors d'un rendez-vous, il est préférable de faire des piqûres de rappel plusieurs fois avant la date fatidique.

 

Jonna reçue à la télévision chinoise

 

 

Ce qui m'a le plus surprise durant mes huit mois de présence dans ce magazine est la difficulté à faire connaissance avec mes collègues chinois. Nous avons travaillé en collaboration étroite mais sommes très rarement sortis ensemble pour un repas, un verre après la journée de travail, et n'avons absolument jamais abordé des domaines de la vie privée. Il m'a fallu plus de quatre mois pour briser la glace. J'avais montré que j'étais ouverte d'esprit, flexible et que je pouvais parler un peu le Chinois. À partir du moment où nous sommes devenus un petit peu plus proches, le travail devînt dix fois plus amusant et travailler ensemble devînt vingt fois plus facile.


Pour un collègue américain qui a commencé à travailler au magazine quelques mois après moi, le processus ne fût pas si simple. Inconscient de son comportement, il s'invitait de lui-même à nos repas, vociférait des ordres et demandait sans cesse de l'aide pour ses appels téléphoniques ou se faire traduire quelque chose. Aucun des mes collègues chinois n'appréciait de jouer ses secrétaires, il devînt rapidement impopulaire et mal-aimé. Je remercie mon éducation suédoise de m'avoir épargné ce genre de situation. Nous autres, Scandinaves, ne sommes pas les gens les plus exhubérants de la planète, en tous cas, ici en Chine, il vaut mieux être moins que trop.


Aujourd'hui, avec du recul, je considère cette expérience à SH Magazine avec joie et reconnaissance. En travaillant dans des conditions similaires à celles des Chinois (bien que mon salaire était plus élevé que le leur, aucun d'entre-eux ne gagnait plus de 3.000 yuans par mois, soit environ 291 euros), j'ai non seulement appris à comprendre un peu mieux la mentalité chinoise mais aussi les règles informelles et tacites de ce qu'on peut faire ou ne pas faire dans un environnement de travail à la chinoise.


De nos jours, en Chine, j'entends beaucoup de managers étrangers de sociétés étrangères se plaindre de problèmes de communication, de différences culturelles et du fait que les collaborateurs chinois semblent ne jamais les comprendre. Je sais exactement de quoi ils parlent, néanmoins, j'ai défini ma propre méthode: “Marcher dans leurs pas” qui me permet d'aborder dans des conditions sereines une vie professionnelle en Chine. Je suis confiante sur le fait que mon expérience en Chine m'aidera dans ma future carrière et je souhaiterais que les gens aient la même vision positive que moi avant d'embrasser une carrière dans l'Empire du milieu.


 

Jonna Wibelius

Source : www.radio86.fr

 

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:25

Chine Information, Vent de la Chine -


La réputation de l'enseignement supérieur chinois est fréquemment entachée par des histoires de corruption, de plagiat, ou encore des scandales de faux diplômes. Cible de vives critiques, le ministre de l'éducation Zhou Ji vient d'y laisser sa place.


 

Depuis l'an 2000, l'enseignement supérieur chinois a sextuplé ses places d'études ( augmentant sa capacité d'accueil à 6 millions d'étudiants) et presque doublé ses universités (à 1900) : effort remarquable, sous l'angle du volume. La qualité par contre, a pu stagner, et de vives critiques circulent dans la nation : elles viennent de coûter sa place au ministre Zhou Ji.

 

Son successeur Yuan Guiren tente de répondre à un de ses reproches, sur la triche aux diplômes, aux mémoires trop souvent «pompés». Un récent scandale éclabousse un Vice Président de l'université du Liaoning, accusé de plagiat en un article de philosophie co-édité avec un étudiant. Celui ci avait pris sur lui le blâme, et le n°2 s'était excusé, sans démissionner. Pour éradiquer ce chancre, le ministère nomme une commission, présidée par son vice ministre Chen Xi.

 

Cependant pour Xiong Bingqi, n°2 du centre de recherche pékinois «21. siècle» ces mesures ne suffiront pas. Selon lui, il manque en Chine «une authentique communauté académique», c'est-à-dire le droit reconnu aux universités de s'administrer, de nommer leurs propre cadres, de faire leur discipline de manière autonome. Autrement dit, le régime perçoit parfaitement son problème, mais n'a pas encore les moyens d'y porter la réponse appropriée.

 

Eric Meyer, Vent de la Chine

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:16

L'histoire de Mlle T, une jeune Chinoise qui voulait travailler en France


Mlle T est une jeune Chinoise qui a étudié l'informatique en France ; son stage de fin d'études dans une jeune entreprise française s'est très bien passé ; ses employeurs ont voulu l'embaucher.


Pour tenter sa chance, Mlle T. a déposé un dossier de demande de changement de statut (étudiant vers salarié) à la préfecture de Seine-Saint- Denis (en France), en décembre 2009.


Bien que l'administration ait été prévenue de l'urgence des besoins de la jeune entreprise qui souhaitait embaucher Mlle T, et bien que le dossier de demande ait été complet, l'administration a mis 6 mois pour rendre un avis favorable.


Après de longues péripéties, Mlle T. a pu commencer, en juillet, son CDI d'informaticienne dans la même société dans laquelle elle avait effectué son stage, et où elle était très attendue (...)

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 12:46

Le salon du recrutement des experts étrangers de 2009 a eu lieu à partir du 31 octobre à Shanghai sous les auspices du site www.chinajob.com et avec l'approbation de l'Administration d'Etat des Experts étrangers.

Ce salon a servi de plate-forme d'échange entre les experts étrangers venus en Chine et les employeurs chinois.

Depuis 2005, neuf éditions du salon de recrutement ont eu lieu respectivement à Beijing, Shanghai, Nanjing, Hangzhou et Shenzhen. Ils ont joué un rôle actif pour améliorer les échanges de compétences internationales et mieux servir les experts étrangers en Chine.

Près de 1 000 étrangers provenant de 30 pays dont les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne ont participé à cette édition de salon et 40 unités de Beijing, Shanghai et de la province du Jiangsu y ont fourni 300 emplois. 80% des employeurs ont obtenu des résultats escomptés.

 

Crédits X

 

 

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 04:24

Paris, 27 novembre Xinhua


Plus de 40 accords et lettres d'intention ont été signés vendredi à Paris entre des entreprises chinoises et françaises, à l'occasion d'un forum auquel ont pariticipé une importante délégation composée de plus de 300 représentants de 140 entreprises chinoises et une centaine d'hommes d'affaires français.


Les accords et les lettres d'intention concernent notamment le secteur nucléaire, l'énergie, le transport et l'aéronautique.

Le furum commercial et économique s'est déroulé en présence du ministre chinois du Commerce Chen Deming, de la ministre française de l'Economie Christine Lagarde, de la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur Anne-Maire Idrac et de l'ambassadeur de la Chine en France Kong Quan.


Mme Lagarde a indiqué à cette occasion que cette réunion est inégalée par son ampleur et sa diversité, et que les relations commerciales entre les deux pays étaient très importantes.

Le ministre chinois a déclaré pour sa part que sur fond de crise financière mondiale qui n'est pas encore terminée, les rencontres entre les entreprises des deux pays a une grande signification pour approfondir la coopération sino-française et transformer les défis en opportunités.



CONCLUSION : TOUS A VOS CLAVIERS, POUR ENVOYER VOTRE CV AUX ENTREPRISES DU SECTEUR !

Areva, EDF, GDF Suez, Veolia, Alstom, etc...

Pour plus d'infos sur les entreprises des secteurs concernés, rdv sur la page :: RECHERCHE D'EMPLOI 求职

 

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:13


Depuis 1997, Veolia Environnement se développe régulièrement en Chine, confirmant la place prioritaire de ce pays dans la stratégie du groupe en Asie.
En vue d'améliorer la coopération avec des organisations chinoises, le groupe Veolia a signé un partenariat avec l'Université de Tsinghua pour créer un programme de formation spécialisé, dédié à la gestion des services urbains dans les domaines de l'environnement et du développement durable.

Les propos de Régis Calmels  PDG Veolia Eau, et de Yu Gang , directeur dpt sciences de l'environnement à Tsinghua, sur Beijing information
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:00
AFP, 21/11/2009 -

Avec 6,3 millions de jeunes diplômés chinois attendus l'an prochain, un nombre record, les autorités chinoises s'inquiètent pour la situation de l'emploi, a affirmé l'agence Chine Nouvelle dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Selon l'agence officielle, le ministre de l'Education Yuan Guiren a averti vendredi que ce nombre record de diplômés universitaires poserait "de sérieux défis" au marché de l'emploi.

 

La suite de l'article sur Lepoint.fr

 

 

袁贵仁 Yuan Guiren, ministre de l'Education

 

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 11:57
Le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi accueillera le vendredi 27 novembre à Bercy la « mission chinoise de promotion du commerce et de l’investissement ». Cette mission, composée de 250 hommes d’affaires et conduite par Monsieur CHEN Deming, Ministre du Commerce de la République Populaire de Chine, signera avec des entreprises françaises plusieurs dizaines de contrats, protocoles, accords et MOU’s dans les domaines des transports, de l’énergie, de l’environnement, des banques et du secteur financier.

Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie www.finances.gouv.fr
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 04:52
Le site web www.zhaopin.com et Yahoo Chine ont publié les nouvelles tendances du marché de l'emploi pour l'année 2010, et ont dressé le palmarès des postes les plus lucratifs.





- Le meilleur emploi : Interprète simultané (400 000 yuans/an)
La demande explose avec la croissance du nombre de multinationales

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Opérateur logistique (100 000 yuans/an)
Un manque de 6 millions d'employés dans ce secteur

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Ingénieur environnement (80 000-100 000 yuans/an)
 
Avec la prospérité du marché immobilier, les architectes paysagistes sont aussi très demandés

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Ingénieur 3G (150 000-200 000 yuans/an)
Suite à une pénurie de cadre dans ce secteur, les jeunes diplômés ont leur carte à jouer

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Rédacteur web (100 000-120 000 yuans/an)
La croissance des revenus publicitaires tire les salaires

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Créateur web (100 000-200 000 yuans/an)
L'exigence des utilisateurs allant croissante, l'activité de consulting se développe

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Actuaire (120 000-150 000 yuans/an)
Ces analystes du risque sont encore en nombre très restreint en Chine

Source : Le Quotidien du peuple
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 04:02
Les employeurs deviennent de plus en plus pointilleux sur les qualifications de leur personnel étranger, et le marché de l'emploi pour les expatriés à Beijing se réduit.



Selon Yang Jiameng, porte-parole du SAFEA1, la tendance s'est inversée depuis cinq ans : la demande est désormais bien supérieure à l'offre. Et cela même dans les secteurs les plus gourmands en expat' (éducation, finances et technologies de l'information).

Pour Colin Friedman, directeur général de China Expert International, la raison principale réside dans l'augmentation du nombre de chinois maîtrisant l'anglais.

Yang Jingjing, DRH de IP Chine2, évoque pour sa part la difficulté à trouver des candidats étrangers possédant les qualifications requises.

Source : Le Quotidien du peuple
16/11/2009
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1 SAFEA  : Centre d'information de l'Administration d'Etat pour les affaires des experts étrangers.
2 IP Chine : société française de technologies de l'information. Accès au site

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