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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:22

Qui parmi vous n'a jamais rêvé de saisir au premier coup d'oeil ce qu'a en tête son interlocuteur chinois ? En cherchant des travaux sur la communication non-verbale, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur cette vidéo, qui présente un logiciel... révolutionnaire ! La société allemande Global Emotions technologies assure avoir mis au point un soft qui permettrait de faire de nous de véritables spécialistes du décodage des émotions chinoises, rien que ça !

 

Quoi, vous ne me croyez pas ?! Regardez donc cette vidéo de présentation...

 

 


 


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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 05:14

 

Une fois n'est pas coutume, l'excellent Quotidien du peuple s'est fendu d'un papier mémorable, critiquant ces élites qui complotent depuis le XIXème pour cacher la grandeur de la Chine au peuple français. L'objectif de Bian Qin est clair et légitime : pointer le manque de « droit à la parole »de la Chine. Cependant, cet « écrivain chinois résidant en France » a oublié qu'on ne défendait pas une cause à coup d'arguments bidons et d'exemples fallacieux...

 

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Son premier cheval de bataille ? L'adjectif « mystérieux » accolé à la Chine par les élites françaises au XIXème , et apparemment encore utilisé de nos jours. « Leur intention réelle est que la civilisation de la nation chinoise ne peut pas être traitée sur un pied d'égalité avec la civilisation occidentale. Le mot « mystérieux » est une épée à double tranchant. Elle vise à duper les Occidentaux et à cacher son intention réelle aux Chinois », nous explique Bian Qin.

 

L'écrivain poursuit sa diatribe avec une longue liste sur la place de la culture chinoise dans les musées de l'hexagone. Par exemple, une publicité dans le magazine Pariscope : « Le Musée Guimet collectionne plus de 45 000 objets asiatiques provenant du Cambodge, du Vietnam, du Myanmar, du Népal, du Tibet... Il fournit au public un panorama des arts de l'Asie du Sud-Est, de l'Inde, du Japon, de la Corée et de l'Asie centrale. Mais sans la Chine ».

Le journaliste insinue donc que l'omission de la Chine est délibérée, et participe du complot contre la grandeur de la Chine...

 

Autre exemple : « Dans l'Exposition sur la civilisation indienne de l'Amérique latine tenue il y a six mois au Musée du Quai Branly, il y avait une chronologie sur les civilisations de l'humanité. On n'y a pas trouvé la civilisation de la nation chinoise ».

Si c’est exact, le conservateur a du se prendre un de ces savons ! Pour ma part, je ne peux pas croire que cet oubli soit intentionnel.

 

mdzy.jpg

Passons directement au paragraphe sur la presse, que je cite dans sa quasi-intégralité : « En occident, la liberté de presse est plutôt la liberté de manipulation. Les Français ne savaient pas que la Chine a lancé la sonde lunaire Chang'e 2, (…) que le train à grande vitesse de la Chine est plus rapide que celui de la France, (…) que la Chine applique le système de retraite et le système dit « à travail égal, salaire égal » pour les femmes et les hommes (en France, le salaire des femmes est de 30% de moins que les hommes pour un travail égal).

Ils ne savent pas non plus que la Chine peut utiliser des hautes technologies pour tisser des tissus et construire des autos (la plupart des Français estiment que les Chinois volent la technique française pour tisser des tissus), que la fabrication de porcelaines, du papier et l'impression provenaient toutes de la Chine. Ils ne savent pas que la France avait participé à la seconde guerre de l'Opium et incendié le parc Yuanmingyuan ...L'information sur le Festival du cinéma de Shanghai a été aussi hermétiquement bloquée, car c'est la plate-forme clé pour déterminer la valeur.  »

 

En lisant ce passage, j'attendais qu'on nous dise : « Les médias français n'ont pas rapporté que Li Na avait gagné Roland Garros ». Vous imaginez ma déception ;-)

Une rapide recherche Google vous montrera que la vilaine presse française a relayé l'ensemble de ces événements.

 

Alors, quel intérêt de publier cet article ? En chinois, ça se comprend aisément ; mais pourquoi l'avoir traduit en français ? Alors que la Chine s'évertue à « aller vers l'étranger », à « montrer une vraie Chine », ce genre de torchons sape tous les efforts entrepris par ceux qui souhaitent communiquer, discuter et mieux se connaître.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 03:22

« Plus d’enfants, plus de bonheur », dit l’adage populaire. Mais qui dit plus d’enfants, dit… plus de Chinois ! La démographie de ce grand pays a toujours été source de violentes prises de bec. Et si, pour certains, réduire la population, c’est augmenter le PIB par habitant, d’autres critiquent ce calcul simpliste, chiffres et exemples à l’appui. Réelle ou fantasmée, cette « surpopulation » court néanmoins les rues des grandes villes, pour le meilleur et souvent pour le pire.

Gare centrale de Pékin, veille des vacances nationales. A perte de vue, une foultitude de provinciaux pressés de rejoindre leur famille s’empoigne et s’invective pour atteindre le guichet en premier. Et pour cause ! Les billets de train sont des denrées rares pendant le Nouvel An…Alors, population trop nombreuse, ou réseau ferroviaire pas assez développé ? Chacun y va de son analyse. D'ailleurs, les billets vont bientôt devenir nominatifs... Une petite révolution est sur les rails ! 

Organiser les Jeux olympiques, c’est facile ! L’expo universelle ? Du gâteau ! Mais le grand chassé-croisé du Nouvel an, c’est une autre paire de manches…

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A population nombreuse, concurrence accrue. Quoi de plus logique : qui refuserait de récolter les fruits du développement ? Et bien que le gouvernement s’efforce « d’augmenter le gâteau » et de faire des parts plus égales, l’assiette du voisin semble souvent plus alléchante que la sienne… Non pas que l’on souhaite lui ôter le pain de la bouche ; on en veut simplement plus.

Et dans cette guerre de la réussite, nos chères têtes brunes sont en première ligne. Chair à canon d’une concurrence qui commence dès le berceau, les enfants Chinois ont depuis longtemps perdu leur titre de Petits Empereurs. Car si l’enfant des années 80 profitait de la Réforme et de l’Ouverture dans l’insouciance la plus complète, les bambins du nouveau siècle ont signé malgré eux un nouveau contrat familial, dont la première clause dit en substance : « Tu seras couvert de cadeaux à condition d’être le premier en tout ». Sommé de réussir, et condamné à être heureux ; une double injonction bien lourde pour de si frêles épaules…

billet-gare-copie-1.png

 

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bétaillères que sont les transports en commun urbains. Pour faire face à cet état de fait, chacun développe sa technique.

Le sportif nage dans cette marée humaine, tantôt crawleur, tantôt flâneur, faisant la planche et se laissant porter. Fidèle aux principes de Shaolin, le guerrier déploie tous ses talents martiaux dès l’ouverture des portes du métro, jouant des coudes tel un virtuose. Après avoir essuyé de nombreux échecs, le diplomate troquera sa stratégie de négociation pacifique contre une politique fortement inspirée de Machiavel, et matinée de Sun Zi. Quant au timide, je lui conseille de rester cloîtré chez lui…

A ceux qui se demandent ce que font les Chinois : ils font la queue ! A la banque pour payer les factures, à la gare lors du Nouvel an, pour prendre un taxi, ou pour dîner au restaurant… La file d’attente s’étend même jusqu’au travail : pour une augmentation, ou encore une promotion. Le plus important, c’est donc de ne pas se tromper de queue !

 

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 03:42

 

 

Quelques fondements de la vision chinoise du monde

Une analyse de

Cet article a été écrit pour la revue internationale en ligne Sens Public (www.sens-public.org). Première parution août 2008. Il est disponible ici : 

 http://www.sens-public.org/IMG/pdf/SensPublic_SCorcuff_ChinoisEuropeens.pdf

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:14

D'après l'enquête 2010 sur le mariage publiée par Xinhua, alors que la Chine compte 180 millions d'hommes célibataires, 70% des femmes ne se marieront qu'à la condition que l'homme soit propriétaire d'un appartement. 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:05

 

Si le Prince demeure soumis à l’autorité du Roi, de la Reine-Mère, ou de Dieu, le problème du ‘Petit Empereur’, c’est qu’il n’obéit qu’à son désir. Freud aurait sûrement été ravi d’accueillir des petits Chinois dans son cabinet. Mais quant à moi, je gage que le Dieu-désir n’est pas des meilleurs conseillers…

Rassurez-vous, je vous épargnerai mes digressions sur l’enfant-roi, car ne vivant que depuis deux ans en Chine, ce ne sont pas mes quelques discussions sur le sujet qui permettront d’en tirer une quelconque explication.

 

Voici donc la traduction d’un article de Li Luling, spécialiste de l'éducation, et membre du Centre de recherche chinois sur l'adolescence, pour qui l'enfant-roi, apparu dans un contexte socio-économique particulier, a disparu une fois que ce contexte a évolué. En somme, un pur produit de la société de consommation  ;-)

 

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La disparition des petits empereurs

La nouvelle éducation de la 2ème génération d’enfants uniques

Il n’aura pas fallu longtemps pour que l’expression Petit Empereur en vienne à qualifier l’ensemble des enfants chinois, si bien que même les étrangers utilisent cette expression dans leurs articles ou leurs débats sur les enfants chinois. Pourtant, vingt ans ont passé, et cette expression tombe déjà en désuétude, car en fait, les enfants d’aujourd’hui ne sont plus traités comme des petits empereurs. Pendant ces deux décennies, l’économie, la société et la culture chinoises ont connu des changements radicaux, faisant évoluer les environnements sociaux et familiaux  des enfants. Le chouchoutage sans limite est remplacé par de nouvelles méthodes d’éducation.

 

L’apparition du petit empereur

L’expression petit empereur a une connotation péjorative, et dès qu’on la prononce, les gens pensent directement à « chouchouter », « dans les jupons de sa mère », « égoïste », « paresseux et assisté »,  « capricieux et irresponsable », etc… Bien que nous ne puissions pas affirmer que tous les enfants étaient comme ça à l’époque, ce phénomène était tout de même général. L’apparition des petits empereurs est liée à des conditions socio-économiques et culturelles spécifiques. Ce phénomène est apparu vers la fin des années 80, époque de la première génération des enfants uniques. Ces enfants ont hérité de l’ensemble de l’attention et de l’amour que l’on portait auparavant à la fratrie. Et parallèlement, les fruits de la Réforme et de l’ouverture commençaient à se manifester, la croissance chinoise décollant en flèche, et avec elle les salaires et le pouvoir d’achat. Combinée à des facteurs culturels et d’éducation, la croissance est la principale cause de l’apparition massive de ce phénomène du Petit Empereur.

 

1. Le passage de la famille nombreuse à l’enfant unique est la principale cause de l’apparition du Petit Empereur. En 1979, le gouvernement chinois met en place la politique de l’enfant unique. Le système familial chinois évolue donc progressivement vers une famille à trois membres. Comme l’héritier unique est le centre de la famille, les parents reportent sur lui toute leur attention et leur amour ; une adoration démesurée et la satisfaction inconditionnelle des besoins apparaissent ; la protection excessive et la prise en charge intégrale deviennent naturelles et normales.

 

2.  Passer en un éclair d’une vie difficile à une relative aisance, une condition préalable à l’émergence du Petit Empereur. En même temps que la politique de contrôle des naissances, apparaît une politique majeure en Chine : la Réforme et l’ouverture. Le développement du pays et les conditions de vie des gens en ont été radicalement bouleversés. Mais malgré cette amélioration, les Chinois gardaient le souvenir des jours difficiles. Aussi, ils gâtèrent leurs enfants le plus possible, pour qu’ils puissent profiter pleinement de ces jours heureux. 

 

3.  Le retard en matière de culture et d’éducation. En général, le développement socioculturel et ses changements sont en retard par rapport au développement économique. Bien que le développement économique chinois à cette époque ait été ultra rapide, les fondements dans les domaines culturels étaient encore relativement faibles. La société et la famille ne pouvaient que satisfaire les besoins matériels de l’enfant, le niveau de culture des parents étant relativement peu élevé.

 

4. L’écart entre les couches sociales n’était pas important, la pression de la compétition était faible. C’est une cause fondamentale : à la Réforme et l’ouverture, les conditions de vie de la majorité des familles étaient sensiblement les mêmes. Le rythme de travail était plutôt lent. L’éducation n’était pas vue comme une priorité. Toutes ces conditions ont permis l’émergence des petits empereurs.

 

La disparition silencieuse des petits empereurs

Les choses ont changé, les petits empereurs d’hier ont grandi. Les enfants d’aujourd’hui sont la seconde génération d’enfants uniques, et ils n’ont pas hérité de ce surnom, qui par ailleurs tend à disparaître.

L’apparition des petits empereurs est liée à des conditions économiques et socioculturelles particulières, et leur disparition aujourd’hui est également liée au développement économique. Tout d’abord, l’émergence de l’économie de la connaissance a augmenté les exigences en matière de niveau d’éducation. Sans bagage scolaire, impossible de se faire une place dans la société actuelle. Avant, les titulaires d’un benke constituaient l’élite, mais aujourd’hui ce diplôme a perdu de sa valeur. Le niveau ne cesse d’augmenter, le Gaokao n’est plus qu’un pré-requis. Ensuite, avec le développement de l’économie de marché en Chine, la société est de plus en plus diversifiée, les écarts de salaires et les différences entre les couches sociales se creusent un peu plus chaque jour. La différence entre les couches sociales exacerbe la compétition, tout le monde veut grimper, et on pousse nos enfants à nous dépasser. Enfin, la Chine a une population nombreuse, et la compétition s’accentue dans de nombreux domaines. Tous ces facteurs font que les enfants entrent en compétition dès le plus jeune âge, et même s’ils ne le saisissent pas très bien, ce sont leurs parents qui s’occupent de gérer la pression de cette compétition.

 

Aujourd’hui, les enfants ont de moins en moins de temps à eux. Après les devoirs, il faut aller aux cours particuliers. En 2010, une étude réalisée dans dix villes montrait que les enfants de moins de 16 ans avaient en moyenne 2,1 cours particuliers par semaine. Parmi eux, les enfants de 4 à 6 ans détenaient le record, avec 2,79 cours par semaine. Les petits empereurs n’existent plus.

 

La nouvelle éducation de la 2ème génération d’enfants uniques.

Le développement de la société augmente les exigences qu’on attend des enfants, les parents issus de la première génération d’enfants uniques ont un niveau d’éducation plus élevé. Les enfants doivent donc se soumettre à un nouveau type d’éducation. 

 

1. Education précoce

 

Avec l’exacerbation de la compétition, l’investissement des parents dans l’éducation et l’importance qu’ils leur accordent n’a cessé d’augmenter, non seulement en termes de quantité et de contenu, mais également en termes de durée : l’éducation commence dans le ventre de la maman, mouvement préconisé par des commerçants cupides et des spécialistes de l’enfant.    

 

2. Diversification

 

Actuellement, apparaît une diversification de l’éducation, qui se manifeste dans les méthodes et les contenus de l’éducation.

Les méthodes d’éducation sont variées, il y a l’éducation familiale, l’éducation scolaire et les cours particuliers ou de soutien scolaire. Auparavant, l’éducation était dominée par l’école, les parents étaient plus ou moins impuissants, et leur rôle se limitait à pousser l’enfant. On peut considérer qu’il n’y avait pas d’éducation familiale. Aujourd’hui au contraire, les parents assument leur rôle d’éducateur. Tout d’abord, la société entière sait que les parents ont une influence énorme sur leur progéniture, qu’ils ont une importante fonction d’exemple. Deuxièmement, le niveau d’éducation des parents est plus élevé, ils ont tout au plus deux enfants, et peuvent donc jour un rôle plus grand dans l’éducation de leurs enfants. Troisièmement, l’éducation prodiguée par l’école est nécessaire mais pas suffisante, bien qu’elle commence à prendre en compte l’amélioration de la qualité des enfants. Quatrièmement, l’école se rapproche de plus en plus des parents, la collaboration entre la garderie et la famille étant déjà très répandue. Hormis les éducations familiale et scolaire, les cours extrascolaires jouent un rôle important, notamment dans les domaines artistiques et sportifs.

 

Le contenu de l’éducation est diversifié, et cela se manifeste principalement dans le développement des capacités intellectuelles, artistiques, la personnalité, la communication, etc… Les normes qui définissent un homme de talent augmentant, cela déteint nécessairement sur l’éducation. Il y a trente ans, le rêve d’un ingénieur était d’entrer chez IBM. A cette époque, pour IBM, un homme de talent, c’était un spécialiste, acharné de travail. Mais aujourd’hui, la définition de l’homme de talent a évolué, beaucoup d’entreprises le voient comme actif et volontaire, enthousiaste et passionné, vif et ayant confiance en soi. Dans leur éducation, les parents de la première génération attachent donc de plus en plus d’importance à l’art, la personnalité, etc… Et ils inscrivent donc leurs enfants à des cours particuliers, des classes d’éveil, ou encore de lecture.

 

3. Elitisme

 

L’écart entre les couches sociales aiguise l’esprit de compétition, et ceux qui réussissent attirent l’attention de tous et deviennent connus, ce qui exerce une pression sur les parents. Mais la première génération d’enfants uniques a grandi dans une époque durant laquelle on vénérait la consommation, et laissait libre cours aux personnalités. Devenant eux-mêmes parents aujourd’hui, ils cherchent l’excellence dans l’éducation de leurs enfants. Ils mettent l’accent sur l’amélioration des qualités de synthèse, de l’aptitude à la direction ainsi qu’à la communication et à la coordination. Les parents dépensent des sommes astronomiques pour inscrire leurs enfants dans les meilleures écoles, de la maternelle à l’université, ont recours à des professeurs particuliers aux tarifs exorbitants, et achètent des pianos de marque, etc.. 

 

Conclusion

Les hautes attentes des parents et de la société en matière d’éducation ont poussé à la diversification des compétences. Il s’agit d’une manifestation importante de l’évolution de la société chinoise. Parallèlement, l’industrie de l’éducation et de l’enfant s’est développée. Cependant, tout en donnant à l’enfant une bonne base de développement, il est nécessaire de réfléchir aux limites des enfants. Comme tout le monde sait, les enfants supportent déjà une forte pression, et même si les administrations scolaires plaident pour un allègement, depuis plusieurs années, cette pression s’accentue, et risque de diminuer la créativité et la motivation des élèves. Heureusement, de nombreux parents en ont déjà pris conscience, et rendent l’apprentissage plus ludique, et font apprendre leurs enfants tout en s’amusant.


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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 07:14

En attendant la version 2.0 du blog Chine-experience, voici une analyse pertinente et sans concession sur la politique chinoise, par des politiques chinois.

 

 

Caijing Magazine publié le 16 août, No. 17 2010
Accomplir la cause inachevée de Deng Xiaoping
Interview spéciale de

  • Du Daozheng, ancien Président de l’Administration générale de la Presse et de la Publication de la République populaire de Chine et actuel Président du Magazine « Yanhuang Chunqiu »
  • Chen Xiaolu, ancien directeur du Département des Affaires sociales au Bureau de la Réforme du Système politique du PCC, PDG d’International Standard Co.ltd,
  • Wang Changjiang, Directeur du Département de la Construction du Parti à l’Ecole central du PCC

 

logo

 

 

En 30 ans, la Chine a connu un grand changement et est devenue la 2e économie du monde. Les experts estiment que Deng Xiaoping avait prévu, de son vivant, les résultats de la réforme du système économique, mais la réforme du système politique demeure une tâche inachevée. Aujourd’hui, la réforme du système politique, relativement en retard, empêche une réforme approfondie du système économique tandis que les pressions liées à la transition sociale s’accroissent. Les trois experts interviewés estiment que la génération au pouvoir doit prendre la responsabilité historique de promouvoir la réforme du système politique afin d’accomplir la cause inachevée de Deng Xiaoping.


La réforme n’est pas achevée
Une société dépourvue d’un bon système politique empêche le développement de la démocratie politique et étouffe aussi les forces productives. Pendant les 18 années glorieuses de Deng Xiaoping, la Chine est devenue une société qui s’enrichit progressivement, qui est relativement ouverte et dynamique, mais dont les problèmes dus aux écarts importants entre riches et pauvres et à la corruption n’ont pas encore trouvé de règlement radical. Or, dès les années 80, Deng Xiaoping avait évoqué l’importance de la réforme du système politique, base de toutes les réformes.


La Chine rencontre une autre difficulté
Du Daozheng : Aujourd’hui la Chine se trouve à nouveau dans une situation difficile, avec pour principaux problèmes la corruption des cadres, l’écart important entre riches et pauvres, un ordre public inquiétant ainsi que les dérives morales. Et les noyaux de ces problèmes sont une forte concentration du pouvoir et une corruption rampante. Après Mao (qui a réalisé l’indépendance nationale) et Deng (qui a réglé les problèmes de nourriture et d’habillement des 1,3 milliards de Chinois à travers la réforme et l’ouverture), nous avons besoin d’une personnalité capable de régler le problème des droits civiques en Chine.


Chen Xiaolu : L’actuelle structure essentielle du système politique chinois est une combinaison des traditions de la société féodale, de la guerre révolutionnaire et du système soviétique. L’entrée dans l’économie de marché est une initiative et un avantage, mais les « maladies chroniques » de l’ancien système se sont aussi renforcées. Aujourd’hui, malgré toutes les contradictions et les plaintes, la société chinoise est encore contrôlable sous l’actuel système politique. Il faut profiter de cette base pour stimuler la réforme de ce système.

 

Wang Changjiang : Au niveau politique, il faut essayer de rétablir la confiance du peuple. Dans la pratique, plus que les questions sur la vie du peuple, celle sur la démocratie est prioritaire et essentielle. L’économie de marché est comme un chemin sans retour et la démocratisation est incontournable.


Les propositions pour une réforme effective du système politique
Un environnement plus ouvert pour l’opinion publique est susceptible de stimuler la réforme du système politique et la démocratie politique. En menant des réformes expérimentales dans certaines régions et en s’inspirant des expériences politiques d’autres pays, il sera possible d’initier le peuple à la pensée démocratique. L’ampleur et l’intensité des réformes dépendent de la prise de conscience du peuple. Au cours des dix années à venir, la société chinoise sera relativement stable et la gouvernance du parti au pouvoir sera encore efficace, il faut bien saisir cette opportunité pour déployer les réformes, sinon, les conséquences seront graves.

 

 

 

Cette traduction est issue de la newsletter du service de presse de l'ambassade de France en Chine. 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 08:41

arbres-et-tuteurs.jpg

 

Déforestation & reboisement en Chine, Fan Jun 范军

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 08:16

 

Depuis quelques temps, l’expression Soft power envahit les discours et documents officiels chinois. Bon, nous savons tous qu’il s’agit d’un concept en relations internationales. Cependant, je me disais que la question méritait d’être creusée. Mais l’affreux tandem « paresse+boulot »  a eu raison de ma curiosité, et, alors que mon emploi du temps s’allégeait, je découvris presque déçu la Une du dernier Connexions : « Où en est le soft power de la Chine ? »


Cette déception fut de courte durée, ma flemme légendaire aussitôt me glissant à l’oreille : « T’as qu’à faire une brève synthèse du dossier, comme ça tu gagnes du temps, et ceux qui voudront en savoir plus n’auront qu’à lire Connexions ! ». Remerciant aussitôt ma Petite voix, je me plongeai dans la lecture du magazine de la CCIFC.

 

  soft-power.jpg

 

Shanghai, rive du Huangpu, an VII du règne de l’Empereur Hu. Deux ans après les Olympiakí agónes, la Chine se prépare une nouvelle fois à capter l’attention de la planète, ainsi que celle de son propre peuple. Par le truchement de son fidèle ministre Wen, Hu le bon souligne « l’importance du développement et des échanges culturels avec l’étranger pour renforcer l’influence internationale de la culture chinoise. » Influence, le mot est lâché. Nous changeons d’époque : le rayonnement culturel devient l’outil suprême de domination.

Nouveau ? Et l’Oncle Sam, me direz-vous. En effet, depuis la seconde guerre, la culture américaine pousse sur toutes les terres du monde, arrachant les plants des cultivateurs locaux. Mais nous changeons d’époque, car un nouveau concurrent entre sur le marché de la diplomatie culturelle.

 

Bon, après cette introduction anachronique et pompeuse, je vais peut-être en venir aux faits, car on ne va pas y passer la journée !

 


:: Soft quoi ? Super power ?

 

Tous à vos stylos, notez la définition du géopoliticien américain Joseph Nye :

Capacité par ses valeurs, l’attractivité de sa culture et de ses institutions, de devenir un modèle et d’amener les autres à vouloir ce que vous voulez, quelque chose à mi-chemin entre un système de valeurs et un système d’intérêts, où entrait une part de relations. Aujourd’hui, la notion recouvre aussi bien le marché des échanges économiques, la force commerciale, la compétitivité.

 

Mais François Godement, dont je salirais le nom à le présenter (ceux qui ne le connaissent pas : redoublement !), souligne que le soft power US dans l’après-guerre n’a rien à voir avec sa version pékinoise 2010. La puissance douce chinoise naît dans les années 50, avec les relations Chine-Inde : non-intervention, non-interférence souveraineté, et résolution pacifique des conflits.

 

Le directeur de l’Asia-centre de Sciences-Po évoque par ailleurs le paradoxe entre la capacité chinoise à proposer un modèle de management des affaires publiques et des entreprises, et la réalité des affaires en Chine, gangrénée par la corruption. En un mot, efficacité chinoise.

 

Ce soft power s’adresse en premier lieu au peuple chinois, et, évoquant les médias et les arts, François Godement parle de nouveau système de distraction et de propagande. 

 

La Chine mélange le hard power, la coercition, et le soft power, logique d’intérêts mutuels. La diplomatie chinoise demeure réaliste et pragmatique : énergie et matières premières. Par ailleurs, le budget militaire chinois se classe au second rang mondial, et au premier rang en termes de croissance. L’armée chinoise est fermée, et coopère peu.

 

A l’international, la Chine a mauvaise presse, aussi bien en Occident que dans les pays d’Asie. Mais elle est devenue très attractive pour des pays en développement, notamment en Afrique et au Proche-Orient. La situation est plus complexe en Amérique du sud.

 

 

 

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:11
Olivier, aka Monsieur Marketing Chine, publie sa liste des meilleurs blogs de Chine. Malgré mes quelques mois d'existence, j'en fait partie, ce qui est toujours agréable... Si vous tenez un blog sur la Chine et que vous souhaitez présenter votre blog, n’hésitez pas à le contacter, il vous ajoutera avec joie.

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